At the Inter-Parliamentary Union meeting currently taking place...


At the Inter-Parliamentary Union meeting currently taking place in Saint Petersburg for its 137th Assembly, gathering representatives of the world’s 173 parliaments, I appeal to these parliaments for their help to save the principle of parliamentary representation on which they stand, in my country, Cambodia.

In the Cambodian National Assembly, the 123 deputies are divided between two political parties, the Cambodian People’s Party (CPP), led by Prime Minister Mr. Hun Sen, which has 68 seats, and the opposition Cambodian National Rescue Party (CNRP), which has 55 seats.

New legislative elections are scheduled for July 2018 and independent observers are in agreement that, in the light of growing popular discontent, the opposition will make further advances, which have every prospect of bringing it to power and ending the uninterrupted rule of the CPP which has lasted 38 years.

At this crucial juncture, the government carried out last month the arrest and imprisonment of the head of the CNRP, the leader of the opposition, Mr. Kem Sokha, based on claims of “national treason” and “sedition to overturn the government.” Mr. Hun Sen further announced, in recent days, the dissolution of the CNRP, based on the same logic. The CPP and the government have recently amended laws on political parties and elections to give themselves the right to dissolve the CNRP at any moment, safe in the knowledge that the police and the courts are at their behest.

The dissolution of the CNRP will mean that its 55 democratically elected deputies will automatically and collectively lose their parliamentary mandate created by universal suffrage. This constitutes a grave breach of Cambodia’s commitment to democracy created and guaranteed by the Paris Peace Agreements signed under the aegis of the United Nations in 1991.

The anti-democratic accusations and actions of the government against the CNRP have been condemned by the United Nations, the European Parliament and governments around the world, as well as by many human rights organizations.

As a representative of the Cambodian people elected and re-elected since 1993, and a former leader of the opposition in forced exile, I respectfully ask for the support of the world’s parliamentarians to help their elected colleagues in the CNRP and defend the very principle of parliamentary representation.

Sam Rainsy

Paris, October 14, 2017

APPEL A TOUS LES PARLEMENTAIRES DU MONDE ENTIER
POUR SAUVER LA REPRÉSENTATION PARLEMENTAIRE AU CAMBODGE

Pendant que l’Union Interparlementaire se réunit en ce moment même à Saint-Pétersbourg pour son 137ème Assemblée où se rencontrent les représentants de 173 parlements du monde entier, je lance un appel à tous ces parlements pour qu’ils aident à sauver la notion même de représentation parlementaire au Cambodge.

A l’Assemblée Nationale du Cambodge, les 123 députés proviennent seulement de deux partis politiques: le Parti du Peuple Cambodgien (PPC) du Premier Ministre Hun Sen qui détient 68 sièges, et le Parti du Salut National du Cambodge (PSNC) qui représente l’opposition démocratique avec 55 sièges.

De nouvelles élections législatives sont prévues pour juillet 2018 et de nombreux observateurs indépendants s’accordent pour prédire que, sur sa lancée des dernières années dans le contexte d’un mécontentement populaire croissant, l’opposition va effectuer une nouvelle percée qui aura toutes les chances de la porter au pouvoir, mettant ainsi fin au règne ininterrompu du PPC depuis 38 ans.

C’est à ce moment crucial des préparatifs électoraux que le gouvernement de Mr. Hun Sen a procédé, le mois dernier, à l’arrestation et l’emprisonnement du président du PSNC et chef de l’opposition, Mr. Kem Sokha, en se basant sur des accusations de "trahison nationale" et de "sédition pour renverser le gouvernement". Dans la foulée, Mr. Hun Sen vient d’annoncer publiquement, il y a quelques jours, la dissolution imminente du PSNC sur la base des mêmes accusations que celles portées à l’encontre de Mr. Kem Sokha. Effectivement, le PPC et le gouvernement ont fait récemment amender les lois sur les partis politiques et les modes d’élection pour se donner les moyens de dissoudre "légalement" à tout moment le CNRP, sachant que les tribunaux et la police sont à leurs ordres.

La dissolution du PSNC provoquera, pour ses 55 députés, la perte automatique et collective de leur mandat parlementaire issu du scrutin universel, avec de graves conséquences pour le "processus de démocratisation" que le Cambodge s’est engagé à respecter en vertu du traité international historique que sont les Accords de Paris signés sous l‘égide des Nations Unies en 1991.

Les accusations et les manœuvres anti-démocratiques des autorités cambodgiennes à l’encontre du PSNC ont été condamnées par les Nations Unies, le Parlement Européen et les gouvernements de nombreux pays du monde ainsi que les organisations de droits de l’homme.

En tant que représentant du peuple cambodgien qui m’a élu et réélu régulièrement depuis 1993, et en tant qu’ancien chef de l’opposition maintenant contraint à l’exil, je sollicite respectueusement la solidarité active de tous les parlementaires du monde pour qu’ils aident leurs collègues cambodgiens à empêcher la dissolution du PSNC et à défendre le principe même de représentation parlementaire.

Sam Rainsy