ហ៊ុន សែន ខ្លាចគណបក្សភ្លើងទៀន / UN APPEL DE SAM RAINSY A PROPOS DES PROCHAINES ELECTIONS AU CAMBODGE

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១៦ ឧសភា ២០២៣ / 16 Mai 2023 - Article en français

ហ៊ុន សែន ខ្លាចគណបក្សភ្លើងទៀន

ហ៊ុន សែន មិនហ៊ានឲ្យគណបក្សភ្លើងទៀន ចូលប្រកួតក្នុងការបោះឆ្នោត ឆ្នាំ ២០២៣ នេះទេ ពីព្រោះគាត់ខ្លាច ចាញ់គណបក្សភ្លើងទៀន ជាពិសេស នៅរាជធានីភ្នំពេញ ដូចដែលគណបក្សប្រជាជនកម្ពុជា បានចាញ់គណបក្ស សម រង្ស៊ី ក្នុងការបោះឆ្នោត ឆ្នាំ ២០០៣ និងបានចាញ់គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ ក្នុងការបោះឆ្នោត ឆ្នាំ ២០១៣។

ក្នុងការបោះឆ្នោត ឆ្នាំ ២០០៣ គណបក្ស សម រង្ស៊ី បានទទួល ៦ អសនៈរដ្ឋសភា លើ ១២ អសនៈ សម្រាប់មណ្ឌលរាជធានីភ្នំពេញ ហើយគណបក្សប្រជាជនកម្ពុជា បានទទួលតែ ៤ អសនៈទេ។ ឯគណបក្សហ្វ៊ុនស៊ីនប៉ិច បានទទួល ២ អសនៈ។ ចំពោះការបោះឆ្នោត ឆ្នាំ ២០១៣ គណបក្សសង្គ្រោះជាតិ បានទទួល ៧ អសនៈរដ្ឋសភា លើ ១២ អសនៈ សម្រាប់មណ្ឌលរាជធានីភ្នំពេញនេះ ហើយគណបក្សប្រជាជនកម្ពុជា បានទទួលតែ ៥ អសនៈទេ។

ក្នុងការបោះឆ្នោត ឆ្នាំ ២០២៣ នេះ ហ៊ុន សែន បានចាត់ឲ្យកូនគាត់ ហ៊ុន ម៉ាណែត ឈរជាបេក្ខជនលេខរៀងទី១ លើបញ្ជីបេក្ខជនគណបក្សប្រជាជនកម្ពុជា ១២ រូប សម្រាប់មណ្ឌលរាជធានីភ្នំពេញ។ បើ ហ៊ុន ម៉ាណែត ចាញ់បេក្ខជនលេខរៀងទី១ របស់គណបក្សភ្លើងទៀន សម្រាប់រាជធានីភ្នំពេញ ក្នុងការបោះឆ្នោតឆ្នាំ ២០២៣ នេះ ហ៊ុន ម៉ាណែត នេះ មិនអាចធ្វើជានាយករដ្ឋមន្ត្រីជំនួស ហ៊ុន សែន បានទេ ពីព្រោះឃើញថាអន់ពេក តាំងពីដើមទី។ ដូច្នេះ ហ៊ុន សែន ត្រូវតែរារាំងដាច់ខាត មិនឲ្យគណបក្សភ្លើងទៀន ចូលរួមក្នុងការបោះឆ្នោត ឆ្នាំ ២០២៣ នេះ។

https://www.gavroche-thailande.com/cambodge-politique.../

UN APPEL DE SAM RAINSY A PROPOS DES PROCHAINES ELECTIONS AU CAMBODGE

Au cours des deux dernières semaines j’ai alerté l’opinion internationale sur les mauvais coups que le régime Hun Sen avait préparés pour écarter l’opposition des prochaines élections en utilisant les procédés administratifs et bureaucratiques les plus consternants. Mes prédictions les plus sombres sont maintenant devenues réalité. Voir The Geopolitics du 3 mai: “Government invents red tape to stop opposition registering for election”.

Mon article avait débuté par ces lignes, “Le gouvernement cambodgien est en train de créer de nouveaux obstacles bureaucratiques pour tenter d’éviter le risque qu’un quelconque vrai parti d’opposition puisse prendre part aux élections nationales du 23 juillet 2023 (“The Cambodian government is making up new bureaucratic obstacles to try to prevent the risk of any real opposition party being able to contest national elections on July 23, 2023”).

Maintenant on peut affirmer avec certitude que le seul vrai parti d’opposition auquel je faisais allusion, le Candlelight Party (CLP), se voit effectivement et définitivement refuser le droit de participer aux prochaines élections. Le prétexte avancé par le gouvernement par l’intermédiaire du National Election Committee (NEC) pour écarter le CLP de la compétition électorale, semble purement administratif mais il échappe à tout raisonnement logique. On se trouve plongé dans un univers kafkaïen caractéristique des régimes totalitaires.

Il faut que l’autocratique premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis 38 ans, ait vraiment peur pour la survie de son régime pour qu’il ait recours à un procédé aussi grossier pour empêcher, au dernier moment, le CLP de participer aux prochaines élections.

Peur de Hun Sen face à la résurgence de l’opposition

L’année 2023 pouvait être très risquée pour Hun Sen. C’est l’année où il a décidé de mettre en place une dynastie politique en transférant le pouvoir à son fils aîné Hun Manet au lendemain des élections du 23 juillet. Cette succession de type monarchique fait grincer des dents dans de nombreuses sphères de la société cambodgienne. Les récalcitrants et les perplexes ne se trouvent pas seulement dans l’opposition et la société civile que Hun Sen cherche à éliminer par une répression de plus en plus féroce. Il y en a aussi dans les rangs du parti au pouvoir, le Parti du Peuple Cambodgien (CPP) où Hun Sen n’a pas que des amis.

La première menace à sa succession telle que Hun Sen l’envisage, ne peut venir que du CLP. Celui-ci peut être le catalyseur d’un changement démocratique que le peuple attend depuis longtemps. Hun Sen a placé son fils Hun Manet, le futur premier ministre désigné, comme candidat à la députation en tête de la liste des 12 candidats se présentant sous la bannière du CPP dans la circonscription que constitue la capitale Phnom Penh. Pour Hun Sen, Hun Manet et la liste qu’il mène à Phnom Penh doivent l’emporter haut la main pour assurer la réalisation du plan successoral familial.

Or qui peut mettre en échec ce plan successoral en infligeant une défaite à Hun Manet et au CPP à Phnom Penh ? Seul le CLP pourrait être cet intrus. Seul le CLP, ou un de ses avatars, avait déjà battu le CPP à Phnom Penh où l’électorat est relativement plus instruit et mieux informé. Hun Sen aurait fait faire récemment de discrets sondages d’opinion qui auraient donné à nouveau l’avantage à l’opposition.

Le CLP a été créé en 1998 sous le nom de Sam Rainsy Party (SRP). Si j’ai dû prendre mon nom pour baptiser ce premier parti de l’opposition parlementaire après l’ère communiste, c’était pour empêcher que des agents du CPP volent ce nom et le fassent changer d’objectif comme cela était déjà arrivé à un autre parti que j’avais fondé précédemment et qui portait un nom trop commun, le Parti de la Nation Khmère (KNP) “détourné” lors du coup d’état perpétré par Hun Sen en 1997.

Le PSR avait battu le CPP à Phnom Penh en 2003 en gagnant 7 sièges parlementaires sur 12. Le Cambodia National Rescue Party (CNRP) à qui le PSR avait apporté ses ressources, l’a encore emporté sur le CPP en 2013 en remportant encore 7 sièges sur 12.

Pour éviter la répression orchestrée par Hun Sen qui s’en prend à tout ce qui peut rappeler Sam Rainsy, le PSR a changé de nom pour devenir le CLP en 2017. Mais son siège administratif restait confondu avec celui du CNRP. Immédiatement après la dissolution arbitraire du CNRP en 2017 un raid de la police a causé la perte de nombreux documents originaux dont celui que le NEC exige maintenant du CLP comme condition pour l’autoriser à participer aux élections du 23 juillet prochain.

Après une hibernation d’environ 10 ans où il était sans chefs, sans ressources et sans structures, le CLP a été très vite réactivé afin de participer aux élections communales de juin 2022. A la surprise générale, il a réalisé un score très honorable de 22% des voix, et cela malgré une intense répression politique et des irrégularités électorales bien connues.

Les électeurs se rappellent en chuchotant que le CLP a été fondé par Sam Rainsy, ce qui a fait dire à Davit Hutt, un observateur indépendant et critique quand il cherche à expliquer la déconfiture des petits partis d’opposition nouvellement créés par des politiciens inconnus ou suspects: “Les Cambodgiens n’aiment pas les partis d’opposition qui ne soient pas associés d’une manière ou d’une autre à Sam Rainsy” (The Diplomat).

Cette opposition résurgente sous la bannière du CLP affiche une dynamique qui pourrait bouleverser la situation aux prochaines élections. C’est la raison pour laquelle Hun Sen a pris peur et a décidé de casser cette dynamique en ordonnant au NEC d’empêcher à tout prix la participation du CLP au scrutin du 23 juillet.

Un prétexte cousu de fil blanc

Pour la première fois le NEC exige du CLP l’original d’une attestation du gouvernement qui le reconnaît comme un “parti politique légalement enregistré”. Cette attestation a été délivrée en 1998 par le Ministère de l’Intérieur au SRP qui était le prédécesseur du CLP.

Le CLP a beau expliqué au NEC qu’il avait perdu l’original en question après un raid de la police dans les locaux du CNRP immédiatement après la dissolution de celui-ci en 2017. Mais cela n’a rien changé. Comment faire comprendre au NEC que les locaux du CNRP, du PSR et du CLP étaient les mêmes, qu’ils étaient tous situés dans le même bâtiment attenant à mon domicile ?

Pour les élections précédentes, le CLP avait pu enregistrer ses candidats auprès du NEC en présentant seulement une copie de l’attestation gouvernementale. Le NEC a subitement changé la règle en exigeant maintenant que le CLP lui soumette l’original de l’attestation tout en sachant que le parti d’opposition n’est pas en mesure de retrouver le document en question.

Face à cette situation et comme pour aider à dénouer l’imbroglio, le Ministère de l’Intérieur a émis le 5 mai 2023 une autre attestation précisant clairement que le CLP est bien un “parti politique légalement enregistré”. Mais le NEC ne s’en contente pas et continue d’exiger l’original de la première attestation émise en 1998 par le même Ministère de l’Intérieur pour attester de la même chose. Cette obstination à privilégier la forme sur le fond témoigne, non pas d’un problème administratif, mais d’une volonté de blocage politique. Le “problème administratif ” soulevé par le NEC n’est qu’un prétexte cousu de fil blanc pour empêcher la participation du CLP aux prochaines élections.

Cette décision de Hun Sen d’exclure le CLP du scrutin national de 2023 “par voie bureaucratique” a la même conséquence que la décision prise également par Hun Sen de dissoudre le CNRP en 2017 “par voie judiciaire” pour l’empêcher de participer au scrutin national de 2018. Comme en 2018 où le CPP a raflé 100% des sièges à l’Assemblée nationale parce qu’il n’avait aucune opposition face à lui, le même CPP va encore rafler 100% des sièges à l’Assemblée nationale en 2023 parce qu’il n’y aura également plus d’opposition.

L’utilisation à sa guise par le CPP des appareils bureaucratique et judiciaire pour éliminer toute opposition de la compétition électorale montre la nature totalitaire du régime Hun Sen qui ne peut se prévaloir d’aucune légitimité populaire. La communauté des nations démocratiques doit contester toute légitimité à un tel régime.

Sam Rainsy

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